



| Xavier Boussiron et Arnaud Labelle-Rojoux |
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Pour L.F.D.A. 02.Il y a plusieurs hypothèses, mais aucune, bien évidemment, n’est satisfaisante : pas plus l’évocation d’une petite scène de théâtre rustique attendant ses acteurs que l’improbable scénographie d’oeuvres (principalement issues des collections du département du Fonds national d’art contemporain français) envisagée comme une critique des accrochages muséaux ou de leur contemplation intimidée. Non, il s’agit de tout autre chose, ou disons que Le miracle familier, pièce au statut instable, que Xavier Boussiron et Arnaud Labelle-Rojoux proposent à La Force de l’Art 02, s’inscrit hors des logiques de l’analyse formelle. Nous sommes en présence d’un manifeste, ou plutôt d’une de ses variations proposées depuis 2005 par leurs auteurs, le Manifeste de « la Passion Triste ». Tout a commencé par une chanson, Mister Pégase. La chanson parlait du Pétomane. Spinoza était en coulisse. Suivirent deux épisodes quasi-simultanés : Les Choses à leur place, une première présentation scénique d’oeuvres aux affinités apparemment contre-nature, et Les Géants de l’Angoisse une soirée de « music-hall» branquignolesque au « Centre Culturel et Récréatif espagnol » de Bayonne. Puis un livre gratuit, Le Coeur du Mystère, pot-pourri d’images et de textes à l’hermétisme impénétrable agissant comme autant de stimulants psychiques. Les éléments appareillés par Le miracle familier, apparaissent cette fois encore comme des antidotes nécessaires aux certitudes et aux calibrages esthétiques : oeuvres singulières audacieusement panachées d’un côté, l’infréquentable Boronali de l’autre, l’âne peintre tenant son unique chef d’oeuvre — mais quel chef d’oeuvre ! — Coucher de soleil sur l’Adriatique, spectateur perplexe de leur authentique présence renouvelée. [M. A.] X. Boussiron et A. Labelle-RojouxDe la performance à l’écriture de fictions et d’essais sur l’art, du travail plastique à l’organisation d’événements, l’artiste pluridisciplinaire Arnaud Labelle-Rojoux, s’exprime à travers un langage brut et souvent teinté de vulgarité dans le but de « saboter » les certitudes bourgeoises établies et de réinterroger la place de l’art dans notre société. De son côté, Xavier Boussiron, plasticien de formation, réalise une œuvre qui navigue entre performance, spectacle et création musicale. Leur intérêt commun pour les formes d’art expérimentales et non disciplinées leur a déjà inspiré plusieurs collaborations. [M. A.] Arnaud Labelle-Rojoux est né en 1950 à Paris.
Xavier Boussiron et Arnaud Labelle-Rojoux
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